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In Paris, from
Saturday 12 July, 5 pm and throughout the night, Sans Papiers and
supporters are calling the public to join them to sleep in a square
where over 100 Iraqis-Kurds, Iranians and Afghans asylum seekers have
been sleeping rough for months. They demand that the authorities
allocate resources for housing, food and legal aid to asylum seekers.
This is a letter of support sent by Black Women for Wages for Housework
and Payday. We send solidarity
greetings and full support to your struggle for decent living
conditions. We are women and men, immigrant and non immigrant, refugee,
people of colour, working with others of us who are fighting to get
their papers. Like in France,
thousands of people here have been made homeless and destitute after
seeking asylum in the UK. Many
are women from Africa, the Middle East, Eastern Europe.
Some fled war-torn zones and Western-backed dictatorships, with
their children, after suffering rape and other torture, but now face the
unbearable choice of living in the street or being sent to detention and
accomodation centres, which are prisons.
Asylum seeking children are now denied the right to go to school
with other children. The Sans Papiers
movement, initiated by African women and men, gave new direction to the
movement against immigration laws and racism. We have supported the
church occupations and other actions in France since 1996, and in Spain
in 2001, where part of our network is based. The Sans Papiers’
determination – especially women’s – to be autonomous from
political parties and the established voluntary sector was a crucial
precedent for all of us who fight for justice.
Autonomy from the voluntary sector is even more crucial today. The movement for papers
for all has spread in Europe and North America, and it is re-energising
the movement here in the UK. We are drawing on it, as we daily confront
established organisations for which asylum is no longer a human right
but a business from which they can profit at our expense. Under recent
legislation, the government privatised state services to asylum seekers
contracting them out to the voluntary sector. The Refugee Council (RC)
and five other NGOs now administer “support” on behalf of the
government. Together with the
organisation Legal Action for Women we are denouncing the voluntary
sector for administering racist and inhuman government policies. This
includes putting vulnerable women in dilapidated housing where they have
to share toilets and bathrooms with men – a woman was recently raped
there and there have many complaints of sexual violence; evicting asylum
seekers, including mothers with children, from their accommodation into
the streets; dispersing people
to isolated areas away from vital support where they are more vulnerable
to racist attacks; forcing
pregnant, elderly and other vulnerable women to queue at Refugee
Council's office as early as 4 am often to be told nothing can be done. We demand an end to
these policies: asylum seekers must be entitled to benefits, housing and
education like everyone else. What you are doing is
an inspiration and a power for us.
We hope you will also draw on our actions here to strengthen your
struggle, and stay in touch! The struggle continues. Power to the sisters
and therefore to the whole movement against destitution and for freedom
of movement. Sara Callaway
Benoit Martin
Black Women for Wages for Housework & Payday C/o Crossroads Women’s Centre PO Box 287 London NW6 5QU Tel +44 (0)20 7482 2496 Fax +44 (0)20 209 4761 allwomencount@crossroadswomen.net payday@paydaynet.org Acceptez
nos salutations solidaires et notre appui entier à votre lutte pour de
meilleurs conditions de vie. Nous sommes des femmes et des hommes,
immigrants et non immigrants, réfugié/es, personnes de couleur qui
travaillons avec celles et ceux qui parmi nous se battent pour obtenir
leurs papiers. Comme
en France, des milliers de personnes sont maintenant privés d’ hébergement
et se retrouvent à la rue alors qu’elles sont venues chercher asile
en Angleterre. Un grand
nombre de ces personnes sont des femmes d’ Afrique, du Moyen-Orient,
d’Europe de l’Est. Certaines
d’entre elles ont fuit des zones de guerre et des dictatures soutenues
par l’Occident, avec leurs enfants, après avoir été victimes de
viol et autre torture. Elles font maintenant face à l’impossible
alternative entre vivre dans la rue ou être enfermées dans des centres
d’hébergement ou de détention, qui ne sont en fait que des prisons.
Les enfants qui cherchent asile sont aujourd’hui privés du
droit d’aller à l’école avec d’autres enfants. Le
nouveau mouvement des sans-papiers, initié par des Africaines et des
Africains a su donner une orientation au mouvement contre les lois d’
immigration et le racisme. Nous appuyons les occupations d’églises et
les autres actions en France depuis 1996, et en Espagne en 2001, où se
trouve des membres de notre réseau. La détermination des sans-papiers,
et en particulier des sans-papières, d’être autonomes des partis
politiques et du secteur associatif établi a été un précédent
essentiel pour nous toutes et tous qui luttons pour une plus grande
justice. L’autonomie à
l’égard du secteur associatif est encore plus décisif aujourd’hui. Le
mouvement pour des “papiers pour tous” s’est répandu en Europe et
en Amérique du Nord, et insuffle une vie nouvelle au mouvement en
Angleterre. Il est une source d’inspiration alors que nous confrontons
quotidiennement le secteur associatif établi pour lequel l’asile
n’est plus un droit humain, mais une entreprise de laquelle ils
peuvent tirer profit à nos dépens. En
vertu de lois récentes, le gouvernement a privatisé les services
publics offerts aux demandeuses et demandeurs d’asile, en les
sous-traitant à des organisations du secteur associatif. Le Refugee
Council (RC) et cinq autres ONG administrent maintenant le
“soutien” pour le compte du gouvernement. De
concert avec l’organisation Legal Action for Women, nous dénonçons
ces ONG qui administrent des politiques gouvernementales racistes et
inhumaines. Ces politiques incluent : l’hébergement des femmes vulnérables
dans des bâtiments délabrés où elles doivent partager les toilettes
et les salles de bain avec les hommes – une femme y a récemment été
violée, et des plaintes de violence sexuelle ont été portées;
l’expulsion de leur habitation temporaire des demandeuses et
demandeurs d’asile, y compris des mères avec enfants qui se
retrouvent à la rue; le déplacement des gens dans des zones isolés,
loin des ressources d’appui et où elles sont plus vulnérables aux
attaques racistes; des
femmes enceintes, âgées ou vulnérables sont forcées de faire la file
au bureau du Refugee Council parfois à partir de 4 heures du matin pour
souvent se faire répondre que rien ne peut être fait. Nous
exigeons que ces politiques soient abolies. Les demandeuses et
demandeurs d’asile doivent avoir droit aux allocations sociales, au
logement et à services d’éducation comme le reste de la population. Votre
action est une inspiration et une source de pouvoir pour nous. Nous espérons que vous trouverez également une inspiration
dans nos actions pour renforcer votre lutte et maintenir le contact avec
nous ! La
lutte continue. Pouvoir
aux sœurs et donc à tout le mouvement contre la misère et pour la
liberté de circulation. Sara Callaway
Benoit Martin Londres,
le 12 juillet 2003 Black Women for Wages for Housework & Payday C/o Crossroads Women’s Centre PO Box 287 London NW6 5QU Tel +44 (0)20 7482 2496 Fax +44 (0)20 209 4761 allwomencount@crossroadswomen.net payday@paydaynet.org REFUSING TO KILL www.paydaynet.org Working with the Global Women's Strike |